Dyspraxie et écriture
La motricité fine, notamment l'écriture, constitue un frein majeur à la réussite scolaire des élèves dyspraxiques dès l'école maternelle si ces difficultés ne sont pas prises en compte.
Des difficultés dès la maternelle
Dès les petite et moyenne sections, les élèves dyspraxiques font face à une importance significative accordée aux exercices de motricité fine : dessin, perles, découpage et collage. Ces activités quotidiennes se révèlent extrêmement difficiles.
En grande section, le nombre d'activités graphiques augmente. Les enfants dyspraxiques, malgré des efforts démesurés dont les adultes sont rarement conscients, peinent à écrire leur nom. Les enseignants sont rapidement déconcertés par ces enfants très intelligents et expressifs qui ne peuvent pas dessiner.
Absence d'automatisation de l'écriture
Les enfants dyspraxiques ne peuvent pas automatiser les gestes volontaires : ils ne peuvent pas automatiser l'écriture. Écrire manuellement leur demande de contrôler laborieusement chaque lettre, ce qui mobilise leur attention et les empêche de se concentrer sur d'autres aspects (orthographe, contenu). Cela provoque une très grande fatigue.
Quelques règles
- Diminuer la quantité d'écriture pour ne pas épuiser l'enfant. Les enfants dyspraxiques tendent à aller au bout de leurs ressources, ce qui peut mener à l'agitation.
- Les ressources attentionnelles requises par l'écriture manuelle ne leur permettent pas de prêter attention à ce qu'ils écrivent. Les élèves dyspraxiques ne peuvent rien apprendre en écrivant, même pas l'orthographe : concentrés sur le dessin des lettres, ils multiplient les fautes. Limiter l'écriture aux exercices centrés sur elle et favoriser des moyens alternatifs de recueil d'informations constitue une meilleure approche.
Exercices de copie manuscrite à proscrire
- L'évaluation de la qualité de l'écriture n'a pas de sens pour ces enfants.
- La copie requiert une coordination œil-main déficitaire et nécessite de réajuster les repères spatiaux entre deux supports, rendant l'exercice particulièrement épuisant.
- Elle aboutit à un texte inévitablement plein de fautes, ce qui met à mal le sens orthographique de l'enfant.
Et si on les entraînait à écrire ?
L'entraînement intensif ne permet pas aux enfants dyspraxiques de rattraper leurs pairs. Inciter un enfant dyspraxique à investir tous ses efforts dans l'apprentissage de l'écriture manuscrite constitue une impasse pédagogique.
Les astuces de Stéphanie
Pour favoriser l'inclusion de mes élèves dyspraxiques, j'utilise le ruban Word et la plate-forme de création d'exercices.
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Pour écrire, mais pas trop…

Des exercices déjà adaptés.
Pensez à moduler la quantité d'écrit demandée aux élèves en tenant compte des activités de toute la journée, et à recourir à la dictée à l'adulte si besoin.
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